Pourquoi le droit

Les avocat.e.s font face à la dépression dans une proportion trois fois plus grande que dans d’autres milieux; et nous souffrons dans une plus grande mesure d’anxiété et de toxicomanie. La souffrance personnelle en elle-même mérite d’être abordée, mais elle soulève également une problématique plus grande quant à la profession : 50% des procédures disciplinaires « graves » sont liées à un trouble psychiatrique. La pratique responsable et efficace du droit peut être mise en péril lorsque les avocat.e.s font face à des problèmes de santé mentale. Aussi longtemps que nous ignorerons ces statistiques et les histoires se trouvent derrière, la réputation et la viabilité de la profession juridique sera compromise.


Notre vision

Nous imaginons une profession où les étudiant.e.s et juristes sont en mesure de demander de l’aide pour des problèmes d’anxiété, de dépression, de toxicomanie et d’autres difficultés en termes de santé mentale, mais aussi où tous et toutes ont les compétences et outils pour prendre soin d’eux-mêmes et mener des vies saines et équilibrées. 

Nous voyons les facultés et cabinets comme étant des endroits clé pour implanter cette vision; des endroits où la pratique responsable du droit nécessite que les employé.e.s et étudiant.e.s ne soient pas surmené.e.s, trop stressé.e.s et qui ne soient pas en chemin vers d’autres problèmes de santé. Nous voyons le potentiel de créer un équilibre entre nos rôles de citoyen.ne.s, membres de famille, ami.e.s, bénévoles et avocat.e.s. Nous voyons une profession où les gens ont de longues carrières à succès sans avoir à compromettre leur bien-être.


Notre Histoire

Ju(ri)stes en santé est né du McGill Law Students Mental Health Committee, créé afin de promouvoir un changement de culture vers une meilleure santé mentale dans notre faculté. L’initiative a débuté comme lutte pour les droits des étudiant.e.s en droit à travers le Québec à entrer dans la profession juridique sans discrimination quant à leur état de santé mentale. Vous pouvez en apprendre plus ici en ce qui a trait à la lutte contre les questions discriminatoires pour l’admission au Barreau du Québec.

Depuis, l’Association des étudiant.e.s en droit a alloué un montant historique de 50 000$ à cette fin par voie de référendum en 2014. Avec une partie de ces fonds, JES a conduit la première étude scientifique sur les causes de la détresse psychologique à la Faculté de droit de l’Université McGill, que nous utilisons afin de développer des solutions qui vont créer un héritage durable pour une meilleure santé mentale pendant les études de droit et dans la profession juridique. Vous pouvez en apprendre plus ici sur l’étude et les actions qui s’en sont inspirées.


Notre équipe

Shannon Snow - Co-fondatrice et directrice générale

Shannon est une 4L à la Faculté de droit de McGill. Originaire de Terre-Neuve et Labrador et membre de la communauté des Inuit du Sud de NunatuKavut, Shannon est diplômée de l’Université de Toronto. Avant ses études de droit, elle travaillait dans les secteurs des affaires internationales et de la consultation. Son inspiration pour la co-fondation et la direction de JES provient d’une croyance voulant que malgré le fait que les études en droit soient difficiles, elles ne devraient pas être nocives. Elle se dédie à donner des outils aux gens afin qu’ils et elles soient en mesure de relever les défis se présentant dans leur vie personnelle, tout en conseillant les institutions étudiantes sur les meilleures façons de supporter leurs étudiant.e.s, personnel, membres et employé.e.s.

 

John George Boynton Payne - Co-fondateur & Directeur des operations

John George est un 3L à la Faculté de droit de McGill. Avant ses études de droit, il travaillait comme agent principal de politique de commerciale à Affaires mondiales Canada et était responsable des négociations sur les obligations en matière d’investissements dans les accords de libre-échange et d’investissements bilatéraux du Canada. Il détient un baccalauréat en Affaires publiques et gestion politique avec une concentration en droits de la personne de l’Université Carleton. Dans ses temps libres, George nourrit ses ami.e.s, part dans des aventures en plein air et lit des livres de fiction dystopique.

 

Talia Ralph - Directrice des communications et de la mobilisation

Talia est une 3L à la Faculté de droit de McGill. Également journaliste et éditrice, elle détient une maîtrise en Systèmes alimentaires d’NYU ainsi qu’un baccalauréat spécialisé en Journalisme d’Emerson College. Talia croit fermement en les bienfaits de la thérapie et elle se dédie à la promotion de la santé mentale depuis qu’elle a perdu deux membres de sa famille en raison du suicide. Elle est fière d’utiliser son savoir-faire pour faire avancer le travail de HLM/JES dans les facultés de droit et firmes à Montréal et ailleurs. Dans ses temps libres, Talia aime cuisiner pour ami.e.s et famille, faire de la randonnées, du vélo et du yoga, en plus de se lier d’amitié avec les chiens des inconnus qu’elle croise.

 

Sarah Grace - Directrice du programme Peer to Peer

Avide de connaissances, Sarah-Grace prend constamment des cours que ce soit de salsa, de poterie ou encore de Inuktitut débutant. Le pilier de ses activités parascolaires au baccalauréat en droit a été la pratique du Tai Chi style Yang. La passion de Sarah-Grace pour Ju(ri)stes en Santé provient de sa croyance inébranlable au fait que la profession juridique peut et devrait être compatible avec un corps et un esprit sains. Présentement en deuxième année du baccalauréat en droit, Sarah-Grace a de l’expérience en communication travaillant dans le domaine des affaires autochtones et du Nord, ainsi qu’un baccalauréat en Littérature anglaise de l’Université de Waterloo.

 

Gabriella Settino - Vice-présidente du programme Peer to Peer

Gabriella Settino est une 3L à la Faculté de droit de McGill. Avant ses études de droit, elle a complété un baccalauréat en Psychologie à l’Université Queens où elle s’est également impliquée dans la promotion de la santé mentale. À travers le travail de JES, Gabriella espère pouvoir mettre de l’avant la discussion sur la santé mentale et répondre aux défis auxquels font face les étudiant.e.s en droit et les professionnels du domaine juridique. Dans ses temps libres, elle aime explorer la scène culinaire montréalaise, aller à des concerts et voyager.

 

Sara Gold - Vice-présidente du programme Peer to Peer

Sara Gold est une 3L à la Faculté de droit de McGill. Elle travaille présentement dans la fonction publique fédérale et détient un baccalauréat avec spécialisation en Développement international et études des femmes de l’Université McGill. L’importance de JES pour Sara provient du fait qu’elle croit que davantage d’espaces doivent être créés autant dans les écoles de droits que dans la profession juridique pour la discussion sur l’importance de la santé mentale. Elle est heureuse de travailler au sein d’une équipe à la planification d’un programme de support entre pairs à la faculté. Lorsqu’elle n’est pas à l’école ou au travail, Sara aime essayer de nouvelles recettes, faire du ski de fond sur la montagne, passer du temps avec ses proches et faire des listes de destinations voyage rêvées.

 

Sandrine l’Homme - Vice-présidente 1L

Sandrine est une 2L à la Faculté de droit de McGill. Elle a choisi le droit après avoir complété un baccalauréat en Relations internationales et droit international en se concentrant sur les droits de la personne. Malgré qu’elle ne connaisse pas encore tout à fait qu’elle est sa place en droit, sa croyance en l’importance du maintien d’une vie équilibrée à travers ses études et dans la pratique du droit l’a menée vers HLM/JES dans l’espoir de sensibiliser plus de gens à la santé mentale au sein comme à l’extérieur de l’école. Sinon, Sandrine aime courir, la bonne bière et se coucher avant 22h.